Qui sommes-nous ?

Dans cette page à jour au 25 juillet 2017 :

1. Présentation
2. Historique du collectif
3. L’exploration d’hydrocarbures en Vaunage

 

1.  PRÉSENTATION

Le collectif « Gaz de schiste Non merci ! Garrigue-Vaunage » est constitué de citoyens de la Vaunage et du Sommièrois à l’ouest de Nîmes, Gard et d’amis géographiquement proches partageant les mêmes sensibilités.

Agrégés lors d’une réunion publique le 23 février 2011 à Vergèze (légèrement hors plan ci-dessus –sud-ouest ou bas gauche–), organisée par les associations « Rencontres Citoyennes » et « Alter Anagia« , autour de la menace de recherches d’hydrocarbures et d’emploi massif de la fracturation hydrochimique dans le cadre du permis de Montélimar les membres initiaux ont été depuis rejoints par d’autres militants. Nous sommes par ailleurs engagés dans la transition, écologique, citoyenne, énergétique, et surtout durablement responsable.

Le collectif étend, en fonction de la disponibilité de ses membres, ses actions de vigilance, d’information et de promotion à tous les projets portant atteinte à ses principes. Il mène aussi des actions de promotion d’un mode de vie énergétiquement sobre et soutien les projets de développement des énergies renouvelables à faible empreinte écologique. Il est en lien avec les autres collectifs opposés aux pétrole et gaz de schiste et de couche. Il initie, collabore à, ou participe à, des actions locales, régionales et nationales.

Attachés à ce terroir nous recommandons la visite du site de Gérard Verhoest.

 

2. HISTORIQUE DU COLLECTIF GARRIGUE-VAUNAGE (GV)

Après sa création GV s’est doté de ce blog mais compte tenu de l’existence d’autres outils d’information militante déjà très avancés, notamment celui du Collectif 07 (en lien), le choix a été fait de n’utiliser ce blog que comme reflet des activités de GV, voir ici.

Ce choix a aujourd’hui évolué et des rédacteurs proposent leurs regards sur l’actualité des intérêts du collectif.

Jusqu’à fin 2011 et l’abrogation du permis de Montélimar, GV a animé des réunions publiques d’information et tenu des stands sur les marchés en Vaunage et dans le Sommièrois.

Le collectif a participé aux grandes manifestations régionales contre les projets d’exploration d’hydrocarbures à terre ou en mer suivantes :
- Villeneuve-de-Berg 07, le 26 février 2011 manifestation contre les permis de recherche et la fracturation hydrochimique
- Rousson 30, le 16 avril 2011 « Stop au gaz de schiste festival »
- La Seyne-sur-mer 83, 8 avril 2012 « Trafalgar du gaz de schiste, Non aux hydrocarbures en mer »
- Saint-Christol-lez-Alès 30,  le 22 septembre 2012 1ère journée mondiale contre la fracturation hydrochimique ; Global Frackdown.
- Villeneuve-de-Berg 07, les 13 et 14 avril 2013 « 1er forum citoyen transition énergétique »
- Nîmes 30 préfecture, le 30 août 2013 à l’occasion de la remise du rapport d’expertise indépendante sur le permis « Bassin d’Alès »
- Montélimar 26, le 19 octobre 2013 2ème journée mondiale contre la fracturation hydrochimique
- Saint-Christol-lez-Alès 30, les 7, 8 et 9 mars 2014 « La rencontre euro-maghrébine contre le gaz et le pétrole de schiste et l’extractivisme »
- Argeliers 11, le 28 juin 2014 marche citoyenne contre toute exploration d’hydrocarbures dans les plaines du Languedoc (Aude et Hérault) et ailleurs.
- Barjac 30, le 28 février 2016 rassemblement citoyen contre les pétrole et gaz de schiste et de couche, en réponse à la décision n°1200718 du 28 janvier 2016 du Tribunal administratif de Cergy Pontoise rétablissant la validité du permis de Montélimar.

GV tient régulièrement informés les élus locaux de la situation du permis de Montélimar.
télécharger 20130701.L_GVE-Mairies.Info_jul2013

 

3. L’EXPLORATION D’HYDROCARBURES EN VAUNAGE

31. A LA RECHERCHE DE L’INDÉPENDANCE FRANÇAISE EN HYDROCARBURES

La loi du 5 juin 1944 JO du 2 juillet, créée la Société des Pétroles du Languedoc méditerranéen (SNPLM) basée à Montpellier à qui est attribuée une zone de recherches s’étendant du delta du Rhône jusqu’à la vallée de l’Aude. Cette nouvelle société d’économie mixte avec participation majoritaire de l’État (55%) fait suite à la société privée créée en 1941 par Péchelbronn (Alsace) ; la Société d’Exploitations Minières et Industrielles. Grâce aux appareils de forage évacués de Péchelbronn, les recherches commencèrent dans l’Ariège puis se développèrent dans le Languedoc,  sur un périmètre de 830 000 hectares délimité par des droites joignant Le-Grau-du-Roi, Redessan, Remoulins, Barjac, Alès, Lodève, Bédarieux, Saint-Chinian, Lézignan-Corbières et Port-La-Nouvelle, et par le littoral.

Après la libération, le Général de Gaulle qui a dans l’appel du 18 juin 1940 fait le constat de l’importance de la « force mécanique_ » et donc des carburants, sait que la paix ne peut se gagner sans pétrole. Il met en place, le 14 août 1945, le Comité Supérieur des Carburants qui créera le 6 septembre le Bureau de Recherche du Pétrole, succédant à l’Office national des Combustibles liquides. Il charge ce bureau de relancer l’exploration pétrolière en métropole et dans l’Union française « dans l’intérêt exclusif de la nation_« . Ce bureau développe deux plans quinquennaux : 1945-1950 et 1951-1955, engageant des dépenses évaluées à 90 milliards de francs fournis pour 40 pour cent environ par l’État (y compris des crédits débloqués au titre du plan Marshall pour des achats de matériel) et le reste par des collectivités publiques et des investissements privés.

En 1945, la SNPLM réalisa 1 700 mètres cumulés de forage et une progression régulière l’a amenée à 20 000 m en 1950. Plusieurs gisements ont été découverts mais, en dehors de Coulobres près de Gabian à 25 km au nord de Béziers dans l’Hérault, où la présence de pétrole suintant en surface était connu depuis l’antiquité, et de Gallician en Petite Camargue, valorisé ultérieurement, aucun n’avait un débit suffisant pour être rentable.

32. 1945-1950 PUIS 2008-2013 EN VAUNAGE

Les prospecteurs supposaient qu’au sein des couches géologiques du sous sol de la plaine de la Vaunage des poches pouvaient contenir du pétrole. Trois forages principaux ont ainsi été réalisés jusqu’à plus de 3 000 mètres de profondeur mais se révélèrent infructueux. Ils furent nommés logiquement « VAUnage 1 (-2 836m), 2 (-3 984m) et 3 (-3 422m) ». Par ailleurs onze « Core Drill » VAU-CD furent aussi réalisés.

© BEPH guichet H 2012, disponible maintenant sur minergies.fr

Télécharger :
Les données des puits : ForagesVaunage
Les données du puits : Vaunage1

« Vaunage 1″ a été foré et testé de 1945 à 1947, au lieu dit « Les Lones » sur la commune de Saint-Dionisy jusqu’à une profondeur de 2 836 mètres.
Le puits a été abandonné après un dernier test de production qui a consisté à détonner au niveau d’une fenêtre du cuvelage, une charge explosive afin de stimuler les marnes noires et bleues atteintes. La fracturation de l’époque ! Les opérateurs ont réussi à arrêter la forte venue éruptive grâce à un « flash béton » et abandonnèrent le puits avec les tiges de production en place prises dans le ciment. En surface le tuyau d’évent de ces tiges exhalait par intermittences des émanations désagréables. Plus tard, ce tuyau ayant disparu, un bouillonnement permanent sulfureux et ferrugineux sur le sol rappelait la présence de cet ouvrage pétrolier.

© TEPF 2010 d’après log final SNPLM 1947

En février 2008 à la demande de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) la société Total Exploration et Production France (TEPF) est intervenue pour mettre en place sur le forage une tête de puits qui a empêché jusqu’à fin 2010 toute émanation.

© AR
A partir de fin 2010 et sous la pression du collectif Garrigue Vaunage, la mise en sécurité définitive du puits a été réalisé par la Société de maintenance pétrolière (SMP) sous-traitant de TEPF, puis par des entreprises contractantes de la société Réhabilitation Environnementale de Terrains Industriels Anciens (RETIA), la filiale du Groupe Total spécialisée dans la remise en état des sites industriels, jusqu’au retour à un sol agricole.
Télécharger le courrier de l’inter-collectif
20130426.L.IC22-Pref30.RehabilitationVaunage1StDionisyTotal
et la réponse de la préfecture :
20130603.L.Pref30-IC22.RehabilitationVaunage1StDionisyTotal.signeAcRe

32. 2011 TOTAL COMMUNIQUE EN PLEINE TOURMENTE

Néanmoins début 2011 la présence d’un derrick de 25m de haut puis le maintien des infrastructures de surface de longs mois jusqu’à mi-2013 et ce, en pleine tourmente des « gaz de schiste », a quelque peu animé la Vaunage !

A la demande du maire de Saint-Dionisy une réunion s’est tenue et Total en a profité pour communiquer sur ses projets dans le cadre du permis de Montélimar. Elle est relatée par le correspondant du quotidien local et citée in extenso ci-après :

321. Midi-Libre dimanche 13 mars 2011  « Saint-Dionisy Gaz de schiste : le groupe Total peine à convaincre ».

Vendredi 11 mars 2011, des maires ainsi qu’un public nombreux associatif, venu de la Vaunage et d’ailleurs, s’étaient déplacés pour rencontrer Bruno Courme, géologue et directeur pour l’Europe des prospections des gaz de schiste effectuées par Total.
Cette réunion avait été demandée par le maire, Michel Gabach, et son adjoint M. Ceyeros, afin de répondre aux inquiétudes de la population concernant la présence du derrick implanté dans la commune. M. Leprêtre, superviseur du chantier en cours, était également convié, ainsi que des agriculteurs et des présidents d’associations de protection de l’environnement.
La réunion débute par un historique sur le puits Vaunage-1 (2 836m) de Saint Dionisy, puits datant de 1945/47. La recherche de pétrole étant un échec, ce puits est rebouché partiellement (-1 200m) à son abandon par la Société Nationale des Pétroles du Languedoc Méditerranéen, SNPLM. De ce puits dit orphelin, s’échappait toujours du CO2. La société Total ayant été chargée par l’État (DRIRE devenue DREAL) de reboucher certains puits orphelins, elle a entrepris cela depuis de nombreuses années.
Elle est intervenue ainsi sur Gallician puis Les Angles dans le Gard et aujourd’hui c’est à Saint-Dionisy. Cette opération, dont la Mairie a été informée en février 2010 est sur le point d’être terminée et a consisté à enlever le tubage restant et à colmater complètement ce puits pour éviter totalement les émanations de CO2. Cette opération ayant été opérée par coïncidence avec l’émoi suscité par les permis d’exploration des gaz de schiste en France, elle eut l’effet de créer une rumeur associant cette opération à une prospection de gaz de schiste. La mairie de Saint-Dionisy ayant joué la transparence, l’inquiétude se dissipe actuellement. Mais l’annonce dans notre région du permis de Montélimar qui accorde à Total un grand périmètre dans notre région pour explorer ce « gaz non conventionnel » pose beaucoup d’interrogations vu les méthodes employées et décriées aux USA (impact environnemental catastrophique), par des compagnies US.
Ainsi, après le chapitre sur le rebouchage du puits de Vaunage-1 et où il est bien admis que cela n’a rien à voir avec la prospection sur le gaz de schiste, la problématique gaz de schiste est abordée.
En réponse aux questions posées par le public, les représentants, de Total ont affirmé que le groupe veut appliquer la technologie (non conventionnelle) utilisée pour la prospection de l’énergie pétrolière, mais de façon plus écologique qu’aux USA.
Ils ont également fourni quelques détails sur le procédé d’exploitation. La roche étant très peu perméable, il faut créer des fissures artificielles pour effectuer les forages. Du sable, de l’eau et des additifs sont injectés dans le sol pour la recherche du gaz de schiste. Additifs « non toxiques » ont-ils précisé « car aujourd’hui, l’industrie cherche des produits verts ». Total promet d’être transparent quant à la composition des produits employés. Le pétrolier affirme en outre qu’il n’y a pas de risque pour les nappes phréatiques car le gaz remonte par les puits. Les boues sont évacuées par des camions vers des lieux adaptés à les recevoir et les eaux traitées sur place.
Les participants ont également interrogé les représentants de Total sur la rentabilité future et le calendrier du projet. « Nous n’avons pas évalué la rentabilité. Des sites Internet seront dédiés au projet. Il n’y aura pas d’exploration sur le terrain, pour Total avant 2012 », ont-ils assuré. « Actuellement nous étudions en laboratoire des carottages anciens et des documents qui sont riches d’enseignements pour préciser les points à explorer. Toutes implantations d’exploration sur le terrain seront précédées d’une concertation avec les élus et les propriétaires fonciers».
Mais l’inquiétude et les doutes n’ont pas été totalement dissipés sur ces exploitations non conventionnelles.
Les populations locales s’affirment prêtes à résister et seront vigilantes.

Ci-après deux autres relations in extenso de cette réunion :

322. Celle d’un responsable d’EELV « Nous avons dit ; « au revoir Total »"…

Vendredi 11 mars 2011 à 18 h avait lieu une réunion à St-Dionisy (voir l’article du Midi Libre). Ne pouvant y aller j’ai appelé un voisin qui y a fait un saut. Des représentants de Total étaient présents ainsi que des élus (Caveirac, Clarensac, St-Côme…) et des candidats aux cantonales.
La réunion a été très houleuse, les représentants de Total ont été malmenés verbalement par l’auditoire et ont peiné à se faire entendre. Le maire de St-Dionisy ne réussissait pas à maintenir l’ordre.
Plusieurs personnes sont parties avant la fin devant l’impossibilité d’entendre les arguments des industriels ou de s’exprimer et de poser des questions, ce qui aurait pu être intéressant. L’article du Midi Libre rédigé par le correspondant ne rend pas compte de la réalité de cette réunion, mais rajoute au doute concernant le but réel du forage.
Force est de constater que le derrick démonté en fin de semaine dernière a disparu et que les travaux n’ont pas duré très longtemps. D’après mon rapporteur, l’ingénieur qui a évoqué les produits de forage a dit que « ces derniers n’avaient rien à voir avec ceux utilisés aux USA. Qu’ici on utilisait de l’amidon de maïs. Mais oui, c’est vrai, de l’amidon de maïs, même si j’en entends ricaner au fond de la salle » !!! Et pourquoi pas de l’huile d’olive, aussi !
Samedi 12 mars 2011 par gros temps (pluie et vent), manif avec le groupe EELV de Sommières et sa candidate aux cantonales autour du fameux derrick de St-Dionisy… Il semble que le chef de chantier ait confirmé que le rebouchage était terminé et curieusement… le derrick était démonté avant la manif… Il reste un doute sur cette opération. Le maire de St-Dionisy était présent en soutien.

323. Et celle d’un agriculteur cévenol :

Bonjour, voici un petit compte rendu de la rencontre de ce vendredi 11 mars à St-Dionisy avec Total!!!
Tout d’abord j’ai cru à une nouvelle intox car je ne trouvais pas d’info sur cette rencontre ni chez les militants ni chez Total. Je m’y suis quand même rendu et j’ai appris que c’était une rencontre prévue au départ entre les élues et Total. Heureusement que les élus de cette commune de 800 habitants ont compris que cette rencontre ne les concernaient pas uniquement et qu’ils et elles nous ont laissé y assister. Pour Total, étaient présent Bruno Courme: responsable de l’exploitation européenne du gaz de schiste (un truc comme ça), cadre dynamique, jeune et a qui ont donnerai le bon dieu sans confession… Il se dit géologue mais ses termes ne sont pas toujours précis dans ce domaine. Excellent communiquant j’y ai retrouvé des techniques de haut vol de chez E.S.C. … Il y avant aussi le responsable du bouchage du forage qui venait de se terminer à st Dionisy, fier d’avoir foré aux 4 coins du globe, de l’Ouganda au Quebec. Il fore horizontalement pour Total depuis 15ans.

Le motif de cette réunion était le bouchage d’un vieux puis dit « oublié » et la crise de parano qui s’en est suivi à cause du sujet gaz de schiste en Cévennes. La mairie débordée par les appels et les réactions de citoyens a demandé à Total de venir s’expliquer. Donc il n’est pas toujours impossible de les rencontrer… Pour les infos sur ce sujet, rendez-vous sur le site de la mairie: http://www.st-dionisy.fr
Bien sûr Total savait que le sujet était surtout l’exploration du gaz de schiste en France et ils venaient communiquer là dessus. Après une nouvelle présentation des techniques de forage horizontal, des couches géologiques de schiste carton, du déroulement des étapes de prospection et du moratoire, nous avons pu discuter un peu de certains points. Je tiens à rajouter que la tension était palpable et qu’il a été dur de choisir entre couper court aux réactions débiles qui ne nous avançaient pas ou de les appuyer pour les faire fuir de peur (ce qui aurai été drôle et qui leur aurai fait évaluer la résistance à leur projet). J’ai choisi, comme tout le monde sur le coup, la 1ere solution et nous avons pu apprendre quelques infos:

-C’est bien des puits « étoile » qu’ils veulent faire et non une série de puits uniques comme au Etats-Unis (c’est d’après eux uniquement là-bas qu’il y a ce type de puits à cause de la législation…) Pour plus d’infos sur les puits « étoile » je peux faire circuler les docs que j’ai trouvé sur le net.
-Le moratoire ne les dérange pas car ils n’en sont qu’à l’étude des données existantes. Ils ont aussi dit que ce moratoire était « du vent » car il n’y a que 4 personnes de 2 ministères qui ne travail que quelques mois… Au Québec c’est des 10aines de spécialistes pendant 1an!
-Ils envisagent de forer début 2012 dans le coin, si les conditions sont réunies (et si la population locale est rassurée: donc restons vigilent).
-Le paroxysme de la langue de bois à été atteint quand ils ont dit que le 1% d’additif chimique dans le liquide de fracturation était, ni plus ni moins que, quelque chose comme un amidon de maïs! Ils cherchent des alternatives « bio » pour rester propre. Ils estiment que la propagande Gasland est fausse car par exemple ils récupèrent toutes les boues injectées dans le forage et qu’il ne peut pas y avoir de fuite dans les nappes! Bref on nous aurait menti!
-Ils annoncent aussi qu’ils ne savent pas ce qu’il se trouve vraiment dans le sous-sol mais qu’ils utiliseront de l’eau qui se trouve sous les nappes phréatiques et qui est salée (avantage pour alourdir le liquide de fracturation). J’ai déjà lu ça quelque par dans des docs techniques comme BIP ou équivalent.
-Sur les cartes géologique on peut voir que le schiste carton se trouve dans le coin entre -700m(Quissac) et -8000m (St Dionisy). ILs savent extraire entre -1000m et -7000m pour le moment.
-Ils garantissent une concertation avant la phase forage et justifient de ne pas l’avoir fait avant car ils ne s’attendaient pas à de telles réactions si tôt dans le processus de prospection… Ils rappellent que c’est Total qui a commencé à informer et que c’est l’État qui ne l’a pas fait… Ils vont créer un espace info sur le site de Total mais ça prendra du temps…
-Ils nous ont donné d’autres infos techniques sur les tailles des puits, le retraitement des boues (par des spécialistes!), leur transparence… Mais ce n’était pas vérifiable et ce que j’avais appris en potassant les publications des pétroliers et des financiers sur ce sujet n’était pas toujours pareil.

Bref, ils ne sont pas clairs et ne sont pas là pour nous consulter mais pour nous caresser dans le sens du poil, pour casser le plus tôt possible la résistance. La stratégie que j’y ai vue est simple et efficace: contre information pour déstabiliser et créer le doute. Puis viendra les négociations avec contre-parties financières (sur les communes et les PME locales et sur les propriétaires) vers 3eme trimestre 2011. Puis utilisation des différences entre les contestataires pour les monter les uns contres les autres (souvent on n’a pas besoins d’eux). On ne tombera pas dans leur panneau.

Cordialement martial apiculteur.

Sources :

http://www.persee.fr/doc/ingeo_0020-0093_1952_num_16_2_1139

http://bregail.com/edito-2009/saint-marcet/quelques-dates-reperes/

http://congenies.canalblog.com/archives/2011/02/22/20454579.html

http://gazdeschistefrance.forumgratuit.org/t356-du-gaz-de-schiste-a-saint-dionisy-pres-de-vergeze-ou-de-l-archeologie

http://gard-eelv.fr/2011/03/13/nous-avons-dit-au-revoir-total/

http://sgdstest.blogspot.fr/2011/03/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html

Mairie et bulletin municipal de Saint-Dionisy
Entretiens téléphoniques avec le bureau sols/sous-sols de la DREAL LR

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