Gaz pas les houilles, les mosellans face à LFE


Les collectifs mosellans organisent le festival Gaz pas les houilles 2017, en opposition aux activités de La Française de l’Énergie. Soutien sans réserve.

Plus d’infos tout azimuts sur (liste non exhaustive, voir liens) clic droit !
Basta! Gaz AlèsCollectif 07 Stop GdS . Collectif Pays Fertois . GdS Provence Stop GdS ! Rhône Alpes…Houille ouille ouille 59/62Stop-Gaz . ALDEAH

Ci-après le texte de présentation de nos camarades :

Depuis plus d’un an, le projet d’exploitation de gaz de couche progresse en Moselle, dans un total déni de démocratie. Malgré l’opposition des conseils municipaux*, ainsi que de la population et en contradiction avec la conférence de presse de M. le Ministre Nicolas Hulot le 6 juillet dernier, le conseil régional du Grand Est a accordé le 13 juillet une subvention de 1,75 millions d’euros pour la recherche de gaz de couche en Moselle. Cette énergie fossile nécessite une exploitation non conventionnelle et invasive. La Française De l’Énergie envisage de forer 240 puits en Lorraine, puis 180 dans le Nord.
Pour ces raisons, les collectifs « STOP Gaz De Couche 57 » et « Les Ingazables » organisent un forum sur les Grands Projets Inutiles et Imposés, les 26 et 27 août 2017 à Adelange en Moselle.

* Ajout GV : voir le diaporama de l’ADELP qui est active contre le gaz de couche depuis 2011 au sein de Mirabel-LNE.

Commentaires Garrigue Vaunage :

Nous soutenons entièrement les mosellans, en effet la réalité économique de l’exploitation du gaz de couche coal bed methane depuis presque vingt ans à travers le monde passe par la fracturation hydrochimique. L’actuel discours officiel basé sur le rapport de l’OPECST du 26 novembre 2013 est un mensonge d’état.

Nous nous référons entre autres, aux deux rapports ci-dessous d’organismes liés au ministère de l’environnement qui sont très clairs ; pas de rentabilité du gaz de couche sans fracturation :

- Hydrocarbures de roche-mère état des lieux IFPen n°62 729 du 22 janvier 2013, indique p. 28 : « …Le gaz de houille est généralement produit à partir de puits verticaux. Dans les cas où la fracturation naturelle est insuffisante, la technique de fracturation hydraulique est utilisée… »

- Synthèse sur les gaz de houille : exploitation, risques et impacts environnementaux, rapport final BRGM/RP-62815-FR de mai 2013, indique p. 28 : « …Du fait de leur faible perméabilité, la plupart des gisements houillers exploités de par le monde à des fins de production de CBM requièrent une « stimulation préalable » du réservoir afin de faciliter l‘ouverture du réseau de fissures existantes et optimiser la désorption postérieure du gaz… »

Citons aussi les propos de Pascal Belloc au micro de Rfi ;
A défaut de gaz de schiste, la France va-t-elle exploiter son gaz de houille ? Rfi, Claire Fages, mardi 29 janvier 2013 ; « …Le grisou pourrait donc devenir le premier gaz non conventionnel exploité en France. Mais sauf miracle, il y a peu de chance qu’il soit rentable tant que l’on ne pourra pas faire de la fracturation, qu’elle soit hydraulique ou non, pour stimuler la sortie de terre de ce gaz de houille, explique Pascal Belloc, du GEP, Groupement des entreprises parapétrolières. C’est ce qui est fait couramment en Australie et en Amérique du Nord pour stimuler la production… ».

Par ailleurs le retour d’expérience des pays cités ci-dessus, où ces exploitations ont lieu, montre que sans fracturation, cette industrie extractive ne tiendrait pas son équilibre financier sans parler d’un quelconque profit.

La Française de l’Énergie est la structure actuelle d’European Gas Limited, société australienne créée en 2004 par la start up Kimberley Oil NL et qui avait obtenu des permis d’exploration dans quasiment tous les bassins houillers de l’Europe occidentale. Kimberley Oil NL n’existe plus aujourd’hui, une partie de ses actifs a été reprise par Fitzroy River Corporation Ltd.

La carte ci-dessus extraite d’un des diaporamas de présentation 2010 voir ci-après, pointe en France :
- le permis n°574 Gaz de Saint-Etienne-42, désistement des titulaires par lettre du 16 février 2010, BMI de novembre 2010 ;
- le permis n°575 Gaz de Gardanne-13, qui n’apparait plus sur la liste du ministère ;
- le permis n°590 Lons-le-Saunier-39, qui est échu depuis 2012 et que l’opposition locale documenté devrait amener les autorités à ne pas renouveler ;
- seuls les permis en Moselle :
– n°576 Bleue-Lorraine ;
– n°581 Bleue-Lorraine-Sud ;
ainsi que dans le Nord et le Pas-de-Calais :
– n° 619 Valenciennes.
sont actifs et explorés par La Française de l’Énergie qui attend l’octroi des demandes ;
- n°1584 Bleue-Lorraine-Nord (Forbach, Freyming-Merlebach et Creutzwald) ;
- sn La Grande Garde (Briey, Boulay-Moselle et Pont-à-Mousson).


Sur ce programme de la troisième conférence internationale relative aux gaz non conventionnels, l’on voit bien que l’ancien directeur général d’EGL, Anthony McClure, faisait partie des principaux intervenants. Il y a présenté notamment le diaporama en lien ci-dessus.

Extraits du programme :
Page 1 du .pdf en lien ; Overcoming the obstruction of unconventional gas development i.e. dépasser les obstructions envers les gaz non conventionnels.
Page 3 : Reservoir engineering (completion and production) fracing decisions i.e.
Technique des réservoirs ; équipement de production vers des décisions de fracturation.
télécharger unconventionalgas2010londres20100315

La Française de l’Énergie a entamé une procédure judiciaire contre une militante lorraine, voir La Française de l’Énergie gaze les lanceurs d’alerte ! Tout est bon pour s’enrichir.

La Française de l’Énergie se positionne sur le pétrole de schiste du Bassin parisien en mettant la main sur Concorde énergie Paris société qui détenait des permis d’exploration plus que douteux et en demandait le renouvellement et la mutation. Voir Bataille entre Arnaud Montebourg et Philippe Martin sur de nouveaux permis miniers, Le Monde, Planète, Marie-Béatrice Baudet, 10 février 2014
Extrait :
« …Le ministère de l’écologie, de l’énergie et du développement durable devrait bientôt indiquer à une dizaine de groupes pétroliers – dont l’américain Concord Energy, le britannique Bridge Oil ou encore le suédois Lundin International – que leurs demandes de permis d’exploration concernant, pour la grande majorité, la Seine-et-Marne, ne seront pas acceptées… ».

Une procédure juridique a été engagée contre l’arrêté du 10 octobre 2014, JO du 22 octobre, relatif à la prolongation du permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis de la Folie de Paris » (Aube, Marne et Seine-et-Marne), et à sa mutation au profit de la SARL Concorde Energie Paris.

 

Revue de presse non exhaustive :
Etat des lieux en Lorraine, FR3 le 17/08/2012
Recherches d’hydrocarbures en moselle-est
, de l’eau dans le gaz, La Semaine, le 28/10/2015

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